Un droit au répit pour les proches aidants

Un droit au répit pour les aidants

Parmi les mesures contenues dans la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement qui vient d’être définitivement adoptée par le Parlement, la création d’un droit au répit pour les proches aidants a valeur de symbole. Son objectif est de permettre à ces aidants de se reposer et d’éviter un épuisement malheureusement trop fréquent. Ces personnes sont en première ligne pour s’occuper au quotidien de personnes très malades ou gravement handicapées.

Parmi les 4,3 millions d’aidants qui s’occupent d’un proche dépendant ou handicapé, environ 800 000 interviennent auprès de bénéficiaires de l’APA à domicile. Pour ceux-ci, une allocation annuelle pouvant atteindre 500€ permettra de financer le séjour des personnes atteintes d’une grande perte d’autonomie dans un hébergement temporaire ou un accueil de jour.

Le congé de soutien familial, prévu dans le Code du travail, est également aménagé pour devenir un « congé de proche aidant ». Ce congé est de trois mois renouvelable, sa durée ne pouvant excéder un an sur l’ensemble d’une carrière. Avec l’accord de l’employeur, il pourra désormais être transformé en période d’activité à temps partiel et être fractionné. La nouvelle loi précise : « Dans cette hypothèse, le salarié qui souhaite bénéficier du congé doit avertir son employeur au moins quarante-huit heures avant la date à laquelle il entend prendre chaque période de congé. En cas de dégradation soudaine de l’état de santé de la personne aidée ou d’une situation de crise nécessitant une action urgente du proche aidant, ce dernier peut bénéficier de ce congé immédiatement. Les modalités de ce fractionnement, notamment la durée minimale de chaque période de congé, sont fixées par décret ».

Voir aussi :

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