Charte des droits des personnes en fin de vie

Dans le cas où je ne serais plus en mesure d’exprimer ma volonté au moment de la fin de ma vie, je déclare
que mes directives anticipées correspondent aux affirmations exprimées ci-dessous :

 

  • Je veux des soins et des traitements proportionnés

• Toute personne mérite d’être soignée jusqu’à la fin de sa vie dans de justes proportions, en bénéficiant des
techniques disponibles les plus efficaces mais sans subir des traitements inutiles ou disproportionnés. Autant que possible, elle doit être associée au choix des soins qu’elle reçoit.
• Toute personne en phase terminale d’une maladie irréversible, sans espoir de guérison, peut demander que
soient limités ou interrompus les traitements devenus inutiles ou disproportionnés ; la limitation ou l’arrêt de
ces traitements n’est pas à confondre avec l’euthanasie.
• Toute personne doit pouvoir bénéficier jusqu’à la fin de sa vie des soins palliatifs dont elle a besoin : soulagement de sa souffrance par des soins antidouleur adaptés, et prise en charge personnalisée en fonction de son
état physique (nutrition, hydratation, soins infirmiers, kinésithérapie…), psychologique (présence attentive,
respect de la pudeur, écoute, soutien moral…) et de ses besoins spirituels.
• Toute personne doit pouvoir être prise en charge par une équipe pluri- disciplinaire en cas de décision grave
pour sa santé. Cette décision doit être réexaminée d’autant plus souvent que le risque est important à court
terme (exemples : réévaluation régulière d’une décision de prise en charge palliative ; réévaluation fréquente de
la sédation profonde, qui doit être exceptionnelle et, dans la mesure du possible, réversible).

 

  • Je veux un accompagnement de qualité

• Toute personne, quel que soit son état de santé physique ou mental, doit être regardée avec respect jusqu’au
terme de sa vie ; membre d’une communauté humaine solidaire, elle ne doit pas être considérée comme
inutile ou comme privée de dignité ; elle a droit aux soins palliatifs ; sa mort ne doit jamais être délibérément
provoquée.
• Toute personne a le droit d’être accompagnée par les soignants et par ses proches dans la confiance ; elle
a besoin de relations de vérité concernant sa situation ; si elle le souhaite et que son état le permet, elle doit
pouvoir finir ses jours à son domicile.
• Toute personne confrontée à une situation de santé difficile (diagnostic grave, lourde dépendance, angoisse
face à la mort) ou à des tentations suicidaires doit être soutenue, réconfortée et entourée par les soignants,
ses proches ou des bénévoles, pour vivre le plus paisiblement possible la fin de sa vie.
• Toute personne, en prévision d’une situation où elle ne pourrait plus s’exprimer, doit être encouragée à
choisir une personne de confiance, ayant la responsabilité légale d’être son porte-parole auprès du personnel
médical, dans le respect des dispositions contenues dans la présente charte.

 

  • Je ne veux donc ni acharnement thérapeutique ni euthanasie