Rapport IGAS soins palliatifs : urgence d’un nouveau plan ambitieux

Dépendance et Accompagnement, Soins palliatifs

Le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) d’évaluation du « plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie » a été rendu public le mercredi 12 février 2020.

Quatre axes d’action principaux avaient été définis :

  • informer le patient sur ses droits et le placer au cœur des décisions qui le concernent,
  • accroître les compétences des professionnels et des acteurs concernés,
  • développer les prises en charge au domicile,
  • et réduire les inégalités d’accès aux soins palliatifs.

Le bilan de ce plan est assez mitigé, tant sur le plan de la formation des thérapeutes (médecins, équipes locales), que sur le plan du nombre et de la répartition géographique des lits de soins palliatifs

L’offre palliative demeurant très  insuffisante, il est urgent de multiplier les équipes mobiles de soins palliatifs qui interviennent à domicile ou en structure. Cette nécessité s’impose, afin de développer la culture des soins palliatifs auprès de la population et de répondre aux besoins.

Ce développement des soins palliatifs sur le territoire ne peut se faire sans un renforcement de la formation des soignants à domicile ou de ville afin de rendre accessibles à un plus grand nombre de praticiens les moyens de soulager l’anxiété et les tensions, notamment des patients en phase terminale.

A la lumière de ces constats, l’IGAS préconise un nouveau plan triennal ambitieux pour 2020-2022

L’IGAS va lancer une réflexion sur la stratégie palliative, en établissant quatre objectifs :

  • changer la perception de la période de fin de vie et de la mort en France,
  • améliorer la qualité des soins palliatifs et de la fin de vie,
  • soutenir l’innovation organisationnelle,
  • faire progresser la culture palliative.

 Le nouveau plan devrait permettre d’ « atteindre la cible d’au moins un lit d’unité de soins palliatifs (USP) pour 100 000 habitants et d’au moins une USP par département en 2022, créer des dispositifs de permanence territoriale téléphonique en soins palliatifs, conventionner les établissements sociaux et médico-sociaux avec des structures de soins palliatifs, développer des lieux de répit, et poursuivre le développement de projets de télémédecine dans le champ des soins palliatifs. »