La médecine moderne : une exigence d’efficacité

Soins et traitements

Le médecin toujours, le patient de plus en plus, et, à défaut, ses proches doivent choisir. Parfois dans un contexte particulièrement difficile, l’entourage doit choisir entre les soins à commencer ou à modifier, ceux qu’il faut interrompre, leurs modes d’administration.

La médecine, non seulement n’est pas une science exacte, mais elle doit sans cesse s’adapter à des facteurs humains que personne ne peut réduire à quelques équations.Cependant, toute la stratégie de lutte contre la maladie et les symptômes douloureux n’est pas pour autant automatique.

En certains cas, le patient ou sa famille, qui se sentent en confiance ou sont à l’inverse angoissés à l’idée de prendre part à la décision, vont s’en remettre totalement à l’équipe soignante.
Mais celle-ci peut être traversée d’hésitations, de doutes, ou de conflits.
En fin de vie, ce sentiment d’incertitude, voire d’impuissance ne témoigne-t-il pas de plus de respect que l’attitude qui prétendrait à une totale maîtrise de la situation ?

Il est naturel de régulièrement ré-interroger les décisions prises et d’en prendre de nouvelles.
On considère aujourd’hui qu’il est préférable que la personne soignée soit sollicitée pour participer au choix des traitements qu’elle reçoit.
Parfois, -Internet aidant-, elle a acquis une compétence encyclopédique à propos de sa maladie. Certains échecs passés ont pu la conduire à rechercher dans des voies parallèles des chances de guérison ou de survie qui complètent à ses yeux celles que lui donne l’équipe médicale.
Et qui n’a pas reçu de cousins ou d’amis « spécialistes » des conseils qui semblent remettre en cause ce qui était fait jusqu’ici ?

A l’ère de la communication, on ne peut contester que, jusqu’aux derniers moments de la vie, l’éventail des choix proposés se soit élargi.
L’équipe soignante en bénéficie tout en devenant plus modeste par ce qu’implique une telle mise en concurrence. La contrepartie indispensable à une telle évolution, c’est un surcroît de dialogue et de communication autour de la personne malade.