Service d’écoute et d’accompagnement

Service confidentiel et anonyme

    • Maladies graves

      Maladies graves

      Quand la maladie fait irruption dans notre vie, pour nous même ou pour un proche, comment l’accueillir, vivre avec, l’accompagner ?

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    • Vieillesse

      Vieillesse

      Avec l’âge qui avance, des renoncements s’annoncent, une dépendance s’installe ; Inquiétudes, réalité et accompagnement.

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    • Coma

      Coma

      Quelque soient la cause et la profondeur d’un coma, ceux qui y sont plongés ont pour point commun d’être dépendants. Quelle attitude avoir auprès d’eux ? Que faut-il rechercher ?

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    • Fin de vie et dignité

      Fin de vie et dignité

      Quand la fin de vie s’annonce, il reste tant à faire. Comment s’y préparer, entourer celui qui part, mesurer le soin nécessaire, trouver le lieu d’accueil qui conviendra?

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    • Suicide

      Suicide

      Une aspiration au suicide est signe d’un mal être profond ; des personnes spécialisées dans l’écoute et l’accompagnement peuvent vous aider. Ne restez pas seul.

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    • Douleur physique

      Douleur physique

      La douleur paralyse celui qu’elle affecte, ou qu’elle va affecter. Il existe en France de nombreuses pistes pour l’atténuer, la contourner ou la faire disparaître.

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    • Souffrance psychique

      Souffrance psychique

      Est-elle plus pernicieuse que la douleur physique? Elle peut lui être associée ou en être indépendante. Elle est reconnue et donne lieu à des soins spécifiques.

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    • Demandes de mourir

      Demandes de mourir

      Peur de souffrir, douleurs aigües ou réfractaires, sentiment d’indignité, volonté de maîtriser sa fin de vie, peuvent être des motifs de demande de mourir. Comment accueillir une telle demande?

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    • Hydratation et alimentation

      • Hydratation et alimentation

        Ces soins vitaux auxquels tout être humain a droit sont porteurs d’une forte symbolique. En toute fin de vie la question de leur maintien ou de leur arrêt peut se poser.

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    • Soins palliatifs

      Soins palliatifs

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    • Sédation

      Sédation

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    • Acharnement thérapeutique

      Acharnement thérapeutique

      Quand les traitements médicaux ne portent plus d’espoir de guérison ni d’amélioration, il peut être légitime de les arrêter. Quand parle-t-on d’> en savoir plus

    • Bénévole en soins palliatifs

      Bénévole en soins palliatifs

      De nombreuses personnes s’engagent dans l’accompagnement des patients en soins palliatifs. Ils suivent une formation. En quoi cela consiste-t-il? Où se renseigner?

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    • Devenir aidant

      Devenir aidant

      Quand un de nos proches malade devient dépendant, nous devenons > en savoir plus

    • Vos droits

      Vos droits

      Aides financières, congés de solidarité, périodes de répit, statut, comment faire reconnaitre votre rôle d’aidant, quel impact sur vos déclarations, …

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    • Associations

      Associations

      Information, relais, forums, rencontrez-vous.

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    • Vivre son deuil

      Vivre son deuil

      Après un deuil, il est nécessaire de faire un travail, par étapes, et en prenant son temps, pour pouvoir reconstruire un jour sa vie, qui continue. Il est important de ne pas le faire seul.

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    • Après un suicide

      Après un suicide

      Le suicide n’est pas un acte social isolé. Son onde de choc est particulièrement forte dans tout l’entourage de celui qui y est passé. D’autres personnes ont connu cette épreuve et ont créé des lieux d’accompagnement spécifiques.

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Derrière l’exigence de vérité, il faut déceler les peurs bien compréhensibles de ceux qui ont du mal à affronter ensemble la vérité.

 

« Par les proches des malades souffrant d’une maladie très grave, nous entendons souvent « Ne lui dites surtout pas : il ne pourra pas le supporter !» »

Dr Xavier Mirabel, cancérologue à Lille.

Dire la vérité, est-ce la bonne solution ?

Notre expérience nous conduit à affirmer que ce que les malades supportent difficilement, c’est de ne pas vivre des relations de vérité au moment où ils en ont le plus besoin. C’est là qu’ils souffrent, avec l’impression qu’on ne les respecte pas.
Il est tentant de se protéger derrière la supposée faiblesse du malade pour refuser de lui parler. Pourtant, c’est d’abord la confiance que l’on doit tenter de fonder. On sait même qu’elle joue un rôle dans la guérison.

Et la confiance a besoin de la vérité. Non pas une vérité qu’on jette à la figure et qui blesse mais un chemin de vérité sur lequel on avance ensemble, prudemment mais avec détermination, si possible dès le début de la maladie.

Pour avoir croisé tant et tant de malades qui nous ont dit avoir vécu une véritable et profonde libération lorsque la vérité, même infiniment douloureuse, a pu leur être dite, je ne peux aujourd’hui éprouver d’autre sentiment qu’une vraie tristesse et une profonde impression d’injustice face à des relations bâties sur le non-dit et sur ce qu’il faut bien appeler le mensonge, voire l’hypocrisie. Car ces situations mènent souvent à l’impasse.

Le silence autour de la maladie, un remède ou un risque pour le patient?

Ainsi, le silence autour de la maladie, de sa gravité, de son pronostic et des espoirs que l’on peut raisonnablement attendre des traitements ne prépare-t-il pas le terrain de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie ?

Entretenir de faux espoirs de guérison ou de profondes illusions sur les bénéfices que peuvent apporter les traitements enferme malade et soignants dans un fantasme de toute-puissance, dans l’utopie qu’ils vont pouvoir maîtriser la maladie.

Les soignés ou leurs familles vivent la tension entre deux réalités parallèles inconciliables, sans pouvoir échanger sur les réalités. On ne s’avoue pas que la maladie est grave, on refuse de se donner le droit de dire que la mort est possible, probable, inévitable.
Comment dans ces conditions accepter la proposition d’arrêter un traitement sans qu’elle soit ressentie comme un abandon ou comme une violence ?

Le manque de vérité, un véritable danger pour tous.

Quelques jours avant sa mort, Florence disait « Mon mari me parle sans cesse des vacances prochaines au bord de la mer. Pourtant, je sais très bien que je vais mourir ! Ce qui est terrible avec ce discours, c’est que nous ne pouvons plus rien nous dire ! »

En fin de vie, le manque de vérité peut être destructeur car il va interdire tout échange en profondeur avec les proches. Pourtant celui qui s’en va a des choses à dire, mais qui ne peuvent se dire que si la parole n’est pas interdite ou réduite aux faux-semblants. Il a des réconciliations à faire, des pardons à donner, des regrets ou des souhaits à exprimer, il pourrait vouloir faire ses adieux, dire merci, laisser des consignes, des messages, des paroles à ceux qu’il aime, pour plus tard, quand il ne sera plus là.

Parce que nous sommes tous tentés de fuir la réalité difficile et souffrante, parce qu’il est pourtant essentiel de s’en approcher pour respecter ceux qui approchent de leur fin, il est urgent de développer une vraie culture de la vérité dans la relation soignant-souffrant. »