L’association François-Xavier
Bagnoud
"Le Généraliste" n°1949, 28
mai 1999.
L'association François-Xavier
Bagnoud se propose d’aider à la mise en place
de soins palliatifs à domicile, en coordination avec
les libéraux.
"Assurer une continuité des soins tout en permettant
le retour ou le maintien à domicile pour les patients
qui le souhaitent est une des préoccupations du Dr
d’Hérouville et son engagement à l’ONG
François-Xavier Bagnoud en est la concrétisation.
Cette association, qui a développé en Europe,
en Afrique, en Amérique, en Asie, des actions humanitaires
dans le domaine de la santé et du droit des personnes,
adultes et enfants, a obtenu l’agrément pour
dispenser des soins palliatifs à domicile dans le XVème
arrondissement de Paris et les arrondissements limitrophes.
Une équipe pluridisciplinaire, constituée d’infirmières,
d’aides-soignantes, de médecins, d’assistantes
sociales, de psychologues et de pharmaciens, peut intervenir
pour permettre le maintien à domicile, soit à
titre de conseil pour aider à la mise en place d’une
équipe et d’une coordination, soit en assurant
elle-même cette coordination et tous les soins nécessaires
en liaison avec le médecin traitant. Parallèlement
à cet aspect médical, l’association accorde
une place tout aussi importante à l’accompagnement
et au soutien psychologique du malade et de ses proches.
Pour un congé indemnisé
« Dans ces deux domaines, il est important de développer
les compétences et les connaissances, souligne le Dr
d’Hérouville, aussi bien en ce qui concerne les
symptômes et leur soulagement que la crise de fin de
vie que traversent le patient et son entourage. Des connaissances
qui relèvent d’une formation théorique
mais aussi d’une participation à des groupes
de soutien et surtout d’un partage d’expériences
entre différents professionnels. Je vois cela comme
du compagnonnage.
Par ailleurs, dans une situation en évolution constante,
où il faut essayer d’anticiper et de prévenir
les difficultés médicales, familiales, psychologiques,
le regard extérieur que l’on peut apporter est
important ; d’autant plus qu’il faut prendre du
temps pour évaluer la situation, pour écouter
le malade, l’entourage et que ce temps manque dramatiquement
aux soignants qui interviennent. »
A cet égard, (…) il se réjouit de la
disposition qui consiste à donner un congé d’accompagnement
pour un parent, un proche, mais cette mesure lui semble insuffisante
car l’absence de rémunération pour un
tel congé représente pour lui un obstacle pour
certaines familles ne pouvant se permettre un congé
sans solde. Pourquoi ne pas envisager une indemnisation, suggère-t-il,
dans la mesure où ce congé d’accompagnement
favorisera le maintien ou le retour à domicile et donc
des économies pour la sécurité sociale
?"
 
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