"Ecouter le malade, c'est lui rendre
l'espérance"
"Le Parisien", 2 avril 2002.
Pascale, 35 ans et Barbara, 44 ans, sont infirmières
en soins palliatifs à domicile, à Paris, en
lien avec l'association François-Xavier Bagnoud.
"Parfois, explique Barbara, des malades me demandent de
les aider à mourir car leurs conditions de vie sont
insupportables. (…) Nous comprenons leur détresse
mais notre rôle se limite à calmer leur douleur
et à dialoguer avec leur entourage ». (…)
Elles ne refusent pas pour autant de parler de la mort. Pascale
garde en mémoire ce souvenir poignant d’enfants
accablés par la déchéance de leur père,
et qui se demandaient si lui-même n’aurait pas
voulu abréger ce calvaire. « Nous les avons écoutés
patiemment. Et le lendemain, leur père allait mieux,
souffrait moins. Les idées noires étaient momentanément
chassées. Nous étions là pour aider ces
enfants et ce malade à aller mieux jusqu’au lendemain »,
expliquent-elles.
" Quand et comment cela va se passer" sont des questions
souvent posées. Elles n’ont "pas de réponses
toutes faites". Avant que la mort ne survienne, les malades
ou leur famille imaginent la plupart du temps le scénario
catastrophe avec des souffrances terribles. "Notre travail
consiste à les rassurer, en leur rappelant que la plupart
du temps les malades décèdent dans leur sommeil,
sans souffrance particulière. Dans ces moments de grande
détresse, les familles savent qu’il est inestimable
de pouvoir s’appuyer sur une équipe à
leur écoute 24 heures sur 24."

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