"Apaiser
la souffrance, quitte à hâter la mort"
Hôpital Henri Mandor de Créteil,
Complément d'enquête, 13 janvier 2003.
Geneviève Roy est doyenne des infirmières
du service du service de cancérologie (25 ans d'exercice),
dans cette structure accueillant 900 admissions par an, avec
en moyenne un décès par semaine.
"On ne peut pas laisser quelqu'un en train de souffrir
intensément sans calmer. Alors après, bien sûr,
que la pathologie fasse que ce que vous injectez entraîne
plus rapidement, de quelques minutes peut-être, de quelques
heures, le décès du patient… Tout peut
se discuter. Mais le but n'est pas de donner la mort. Le but
est de calmer une souffrance. Ca a dû m'arriver (…).
Non, je n'ai pas eu de regret. J'aurais des regrets de tuer
quelqu'un, j'aurai pas de regrets de calmer quelqu'un qui
est en détresse physique et morale intense, et ça,
ça ne s'appelle pas euthanasier."
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