« Je veux qu’on abrège mes souffrances »

 Je ne veux pas souffrir en fin de vie et préfère qu’on abrège mes souffrances

Pour votre propre fin de vie, comme chacun d’entre nous, vous espérez qu’il y aura une personne bienveillante qui vous aidera à vivre cette échéance ultime, qui sera présente à vos côtés, pour vous écouter, vous sourire, vous accompagner jusqu’au bout. Et aussi pour s’assurer que vos douleurs physiques sont bien prises en charge par des médecins, en veillant que vous ne soyez pas l’objet d’un acharnement thérapeutique ni d’un quelconque acte qui abrégerait vos jours.

En effet, que peut-on attendre d’une société qui abrégerait les jours de ceux qui souffrent, plutôt que d’essayer de les soulager ? La tentation de la facilité (économies en tous genres : de temps, d’engagement, financières,…) entraînerait progressivement une moindre recherche du soulagement de nos souffrants; on perdrait ainsi le sens de la solidarité, de l’écoute, de l’accompagnement, et tout simplement le sens de la relation entre êtres bien portants et êtres fragiles.

Or nous sommes tous reliés les uns aux autres et plus ou moins responsables de ceux qui nous entourent, surtout de ceux qui sont les plus faibles (les enfants, les personnes pauvres, les malades, les personnes âgées,…). Et nous sommes tous susceptibles de devenir un jour une de ces personnes faibles.

 

 

 

Voir aussi :

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